Madame, Monsieur bonsoir !

Au sommaire ce soir :

__ Une souris souvagement assacinée à coups de griffes,
__ La disparition d'une tongue Fila de couleur noire, taille 38,
__ 2 chatons de 1 mois environ, aux postures menaçantes ( -_-' ) envahissent les lieux,
__ Un étrange papillon en forme de petite buche de bois, une rencontre pleine de rebondissements...,

Info de dernière minute : La fermeture du blog x-toxic-apple-x,
nous en reparlerons plus tard sur notre plateau


Tout ça dans un instant ... !



Je ferme la boutique. J'ai changé de blog il y a plusieurs semaines.
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# Posté le lundi 11 août 2008 07:28

Modifié le mardi 26 août 2008 15:58

__________________..___Gaspard___________________________________________..___3000è com'

 __________________..___Gaspard___________________________________________..___3000è com'













M o n

c h o u c h o u










________..______________________________________... je l'avoue .

# Posté le samedi 21 juin 2008 11:36

Modifié le dimanche 22 juin 2008 16:48

.......................Quand plus de 18 000 coeurs battent la chamade..............................● article modifié le 01/06/08 : ajout vidéo ● article modifié le 13/06/08 : ajout d'une de nos vidéos ● article modifié le 15/06/08 : ajout d'une de nos vidéos ● article modifié le 20/06/08 : ajout d'une de nos vidéos

'"*Ci-joint, une de nos vidéos du concert (Schrei). Je n'ai pas encore les autres pour l'instant*'"
:**'.*'*Vous trouverez également celle de la salle avant le concert, plus loin dans le texte*****'*'.".


8< - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

« Le jeune groupe de rock allemand n'en finit
plus de remplir les plus grandes salles de France.
Durant leur tournée ' Zimmer 483 ', toutes
ont affiché complet »


Départ 8h30
+++
Joyeuses, excitées, stressées, à bord de la voiture de mon amie Laurie, nous commençons à peine à réaliser que dans une poignée d'heures ils seront en face de nous. Un peu perturbées par ce qui nous attend, nous ne savons plus quoi faire pour nous calmer. On commence alors à parler (beaucoup même) de tout et de rien, le coeur toujours battant. Néanmoins, nos sujets de conversation ont tous un point commun : Eux. Oui, en réalité, il nous est impossible de penser à autre chose ( pourtant pas faute d'avoir essayer ...). On pense quand même à demain, à cause de ce foutu devoir d'espagnol qui nous chagrine un peu. Etant donné que le trajet est de 2h30, on a pris avec nous 2 cahiers pour réviser un peu. Rien n'y fait ... c'est le bordel pour apprendre dans ces conditions là ! On arrête à peine un quart d'heure plus tard. On s'occupe comme on peut, on rit, on raconte des blagues, on y pense encore et encore ... Le temps passe assez vite. On est à environ 1h30 de Bercy, quand on se décide à parler anglais. (Hum...allez savoir pourquoi...!!). On dérive complètement, on décrit le paysage ( en anglais bien sûr ! ) et je n'arrête pas de répéter à tout bout d'champs " Nothing to worry about " qui n'a pourtant pas ( ou peu ) grand chose à faire là dedans. Bref, cela dure pour ainsi dire jusqu'à l'arrivée à Paris, il est 10h30 environ.

10h45 : Good Morning Paris ! (Ouii ouii ! en anglais n'oubliez pas!)
Ca y est, on y est enfin ! Bon...inutile de vous dire que nous sommes vraiment surexcitées. On commence à s'habiller et fermer nos sacs.

10h50 : Do you see Bercy ?
Il nous reste plus qu'à trouver la salle de Bercy maintenant. C'est sans mal, puisque nous sommes équipés d'un GPS. On roule, puis on aperçoit enfin Bercy : ce bâtiment mi-béton, mi-verre et mi-pelouse. On arrive à un feu, loin d'imaginer ce qui allait se passer...

What happen ?!
Bon, nous sommes au feu qui est au rouge. On regarde les yeux brillants autour de nous. Il y a beaucoup de circulation. En fait, quand on y pense, quelques 18 000 personnes sont attendues ici même en ce lundi. Devant nous à droite, Bercy.
____Flo :..._ Tiens un bus !
_.Laurie :..._ C'est ...mais c'est eux !
____Flo :..._ vous êtes sures ?
__.Nous :..._ Ouiii si sii c'est leur bus " Coach Service " ! [...]
A notre gauche, un magnifique bus gris métalisé aux vitres teintées noires...

Remember...
Un bus qui en effet ne nous est pas inconnu, puisque nous l'avions déjà vu une 1ère fois à leur concert de Nantes en octobre 2007. Nous avions roulé à leur côté sur l'autoroute. On avait même pu apercevoir un pot de Nutella, une machine à café, et un paquet de céréales à travers une ouverture qui venait d'un rideau mal fermé. On accéléra pour être à la même hauteur que le conducteur du bus, qui avait une cigarette à la main gauche, et qui avait surtout fini par nous sourire. Malheureusement, il fallait pour nous les quitter à un moment donné, et nous finîmes par les doubler et empreinter un chemin différent.

Remise des émotions ...
Le feu passe au vert. Nous donnons quelques coups dans nos vitres, en gueulant que oui...c'est bien eux !. Nous ne pouvons pas les voir malheureusement, ils ont les rideaux bien tirés, et rien ne dépasse. Nous continuons de rouler, mais je regarde toujours fixement le bus duquel nous nous éloignons progressivement.

Bercy, nous voilà !
Quelques mètres plus loin nous distinguons la file d'attente, sur notre droite. Ils sont déjà des centaines à attendre, alors qu'il n'est qu'à peine 11h du mat' et que le concert est à 19h. On est très contente pourtant, car nous savons qu'une centaine de personnes, sur 18 mille ça n'est rien du tout. Les parents de mon amie Laurie nous déposent sur le trottoir; On prend nos sacs. Nous sortons de la voiture le coeur tambourinant et la démarche assurée. On se dirige vers l'entrée de la file, quand nous entendons soudain Laurie pousser un cri strident. Dans un sursaut, Floriane et moi nous retournons.
___Laurie :..._ J'ai oublié ma place de concert dans la voiture !
Ca commence bien décidément ! Ce petit bout de papier est pourtant la chose la plus importante dans l'histoire ! Laurie se précipite vers la voiture de ses parents, qui par chance n'était pas encore repartis. Nous patientons, le temps qu'elle revienne à nous, la place en main bien sûr.

L'entrée en file...
Mon amie ayant récupéré sa place, on se dirige vers l'entrée, un sourire aux lèvres. Il y a plusieurs vigiles. Ils sont plutôt souriants d'ailleurs. Nous leur tendons nos précieuses places. Ils nous indiquent vers quelle file aller, et nous disent qu'à partir de ce moment précis, nous ne pouvons plus ressortir de la file. S'ils veulent...on s'en fout après tout ! Pour rien au monde on sortirait de là de toute façon !...J'ai sûrement parlé trop vite. J'entends un autre cri. C'était encore Laurie...
___Laurie :..._ Nos pancartes ?!?!?
Et merde ! ...On les a oubliées dans la voiture ! Bon sang ! C'est vraiment pas de chance à première vue. Pourtant, on s'était donné du mal pour les faire : un après-midi entier à bricoler ( et oui, rien que ça...); Le résultat est là d'ailleurs, elles sont splendides ! La mère de Laurie les a ramenées puis passées aux vigiles qui à leur tour nous les ont données ( Et oui souvenez-vous, on ne peut plus sortir, donc on fait la chaîne humaine maintenant !). C'est bon, on a tout cette fois-ci, on peut enfin aller faire la queue tranquilement.

Courage, 7 heures d'attente maintenant ...
On marche en suivant les barrières de sécurité, pour atteindre le bout de la file. Au passage je pousse 1 ou 2 filles, et je m'excuse en leur disant " Sorry ", avec un accent anglais très appliqué. Elles me regardent un peu étrangement, se demandant sûrement d'où je viens. On arrive enfin au bout de notre file. On est placé derrière ce troupeau de personnes, dont une maman et sa fille qui attendent elles aussi depuis plusieurs minutes déjà. Nous ne tardons pas à sortir nos parapluies, car en ce lundi 10 mars, c'est un ciel gris et nuageux qui est au dessus de nos têtes. Une pluie fine et glaciale tombe depuis très tôt ce matin. C'est vraiment désagréable, car en plus, comme ci cela ne suffisait pas, il y a un vent terrible qui nous gifle le visage, et qui retourne nos parapluies à tout bout d'champs. Il faut l'avouer, c'est vraiment un de ces jours, où pour rien au monde on fouterait le pied dehors...et pourtant on est bien là, debout, sans pouvoir bouger, ni même s'asseoir. D'ailleurs, on le sent bien que tout le monde est mal, puisqu'il y a très très peu d'animation dans la file. Nous sommes tous frigorifiés, et personne ne bronche. On se contente juste d'attendre, car nous savons que ce n'est que le commencement. Le calme de la file nous semble de plus en plus lourd et le temps de plus en plus long. Des nouvelles personnes sont arrivées depuis tout à l'heure, et derrière nous, c'est déjà une queue interminable qui s'est formée. Il est environ 12h30.


Je n'arrête pas de demander l'heure à Laurie, et on est démoralisé de voir qu'il s'est écoulé à peine 15 minutes depuis les dernières fois. Ca devient vraiment chiant, et on fatigue à être debout comme ça. On observe les autres. Je croise le regard d'autres filles qui paraissent aussi mal que nous. Mais on sent quelque chose en nous...comme un acharnement, car on sait ce qui est à la clé de cette souffrance. Mon regard se pose souvent sur les tentes qui sont juste à côté de nous, à gauche. Ce sont des filles qui dorment ici depuis sûrement plusieurs nuits...ces fameuses groupies dont on parle beaucoup à la télé, qui sont prêtes à tout pour avoir la meilleure place. Juste une barrière nous sépare d'elles. D'un côté je les envie, elles sont à l'abris elles au moins...

Je regarde ce qui se passe dans la ville. J'observe les voitures. On est juste à côté de la route. Seules les clotures sont là pour délimiter la file d'attente du trottoir. Curieux de voir tant de monde en train d'attendre, les gens s'arrêtent pour nous contempler. Certains piétons ( dont un groupe de japonais ) prennent même des photos et des vidéos.
__Je remets mon écharpe en place, quand soudain les filles de davant se retournent et crient en direction du trottoir. Sur le coup, je ne comprends vraiment pas pourquoi ! Je jette un coup d'oeil au trottoir. Ca y est, je comprends mieux maintenant ! Saki, le garde du corps officiel des garçons passe sur le trottoir avec d'autres gars de la sécurité. Ils marchent vite, tout en discutant. Je les perds de vue quelques secondes plus tard...

Le temps finit par passer (doucement, certe !). C'est aux environs de 15h30 qu'un premier rayon de soleil apparaît. Dans les files, on a tous la même réaction : un cri de joie immense se dégage de chacune de nos bouches. Un cri de joie, mais aussi de soulagement, car mine de rien, on s'était habitué au froid, et ce timide rayon de soleil nous suffisait largement.

Les derniers instants...
Depuis tout à l'heure, le soleil disparaît et réapparaît, accompagné de quelques gouttes de flotte. On a avancé d'une dizaine de mètres depuis qu'on est ici (oui, vous avez bien compris, depuis 11h ce matin !). C'est pas beaucoup, alors imaginez les fourmis dans les pieds... !. Il est environ 16 heures.

Je redemande l'heure à mon amie. Il est 16h30, plus que 30 minutes avant d'entrer dans la salle. La foule commence à s'exciter, un peu de bousculade, mais rien de méchant. Un vigile parle, il nous dit de reculer. Un autre vigile dirige la file qui est devant nous. Il leur dit d'avancer, jusqu'à l'entrée apparemment.
CA Y EST !!! Ils nous font ENFIN rentrer ...

Let's go ! ...
C'est à notre tour, notre vigile nous donne le feu vert pour avancer. On marche vite...très vite. On se grouille comme on peut, même si on entend sa voix déjà lointaine nous dire " sans couriiiiir ! ". On arrive enfin à cette sorte de guichet, où une dame nous fouille, et on donne rapidement notre place à une autre, pour qu'elle déchire le coupon. Malheureusement, elle nous signale que les pancartes sont interdites : ce soir, le concert est filmé ! Pour nous, il est hors de question de les mettre à la poubelle ! Laurie décide alors d'aller les déposer à l'accueil, pour venir les récupérer à la fin du concert.

Pendant ce temps, Floriane et moi se chargeons d'aller nous trouver de bonnes places. Nous courons dans le hall, et le sol étant mouillé, je me gaufre juste devant la porte de la salle... rien de méchant, 1 seconde plus tard j'étais déjà sur pied. Floriane qui est juste devant moi n'a d'ailleurs rien remarqué ! Elle ouvre la porte et je la suis...

Entrée en salle...
Nous rentrons dans la salle, on se précipite dans le gradin le plus proche de la scène, celui à droite de celle-ci, du côté Tom. On se trouve 3 places. On baisse nos fauteuils, on s'assoit et on enlève nos manteaux : bref on se met à l'aise. Je regarde autour de moi, chose que je n'avais pas encore eu le temps de faire avant. Je regarde la scène. Là, je reste stupéfaite, j'ai même du mal à y croire...nous sommes incroyablement proches de celle-ci! Elle est à 20 mètres de nous à peine !. On est placé au 7ème rang environ ( au 7ème ciel ) : la vue est absolument parfaite ! Ca n'est pas pour rien qu'on avait attendu 7 heures dans le froid de toute façon. Je partage ma joie avec Floriane qui n'en revient pas non plus. On est d'ailleurs pressé de voir la tête que fera Laurie en arrivant. En attendant, on regarde notre gradin qui s'est rempli en quelques secondes. Je ne peux pas détacher mes yeux de la scène. Ils seront là tout à l'heure...!
Laurie finit enfin par arriver. Sa réaction est la même que la nôtre. On est contente, et on a retrouvé la pêche...

Une très bonne ambiance...
Maintenant qu'on est installé, il nous reste plus qu'à attendre une fois de plus. Parce qu'il est 17h30 passé, et que le concert est prévu pour 19h. Ca ne me dérange pas en réalité, parce que je me sens très bien ici. Il fait très bon dans la salle, et je suis assise confortablement dans mon fauteuil. Il y a de la musique, entre autre " Should I stay or Should I go " que je ne peux pas m'empêcher de fredonner. Il y a aussi le karaoké de '' Bullet in the head '' de Rage Against The Machine, que j'apprécie beaucoup. Mais dans la salle, il y a du bruit...un bruit sourd et imposant : celui de milliers de personnes qui se parlent toutes en même temps. Quelques groupies poussent des cris d'hystérie à vous casser les oreilles...elles sont quelques rangs plus haut au dessus de nous. Je me retourne parfois pour connaitre la raison de leurs cris. A priori, il n'y en a pas, puisque que je les vois compter " Un, deux, trois " pour qu'elles soient synchro. Elles essayent juste d'attirer l'attention.

Mes 2 amies me signalent qu'elles vont aux toilettes. En leur absence j'examine les gens et la salle qui se remplit de plus en plus. C'est incroyable ce que c'est grand ici ! Je plains les gens qui sont là-bas au loin, dans le fond de la salle. Ils me paraissent minuscules. J'examine la scène avec attention. Notre gradin a la vue sur les coulisses de la scène. Je regarde ce qui s'y passe. Il y a l'escalier en métal dont Tom se servira pour rejoindre les coulisses ou tout simplement (re)monter sur scène. Il y a également une sorte de bureau, avec plusieurs ordinateurs. Des techniciens s'en servent en ce moment. Ca circule beaucoup en coulisses... !
Et puis il y a ces écrans géants, sur la scène, mais aussi suspendus dans les airs. Ils ne sont pas encore allumés. Mes yeux se posent ensuite sur la fosse. Elle est encadrée par un grand nombre de vigiles, éparpillés tout autour de la scène. Les filles sont les unes sur les autres, et certaines font déjà des malaises. Je les regarde se faire évacuer. Les gens de la fosse regardent souvent vers notre gradin. Je ne sais pas trop pourquoi d'ailleurs, peut-être à cause des groupies qui crient [...]. Il y a des ballons gonflables qui volent un peu partout; certains explosent en même temps dans un bruit qui ressemble à des coups de fusils. Ca attise la curiosité des gens qui se retournent pour savoir d'où cela provient, puis à force, on finit par s'y habituer et ne plus y prêter attention.

Ca fait à peu près 10 minutes que les filles sont parties. Je mets le nez dans mon portable quand soudain, mon gradin tout entier se met à hurler. Non, ça n'est pas les 5 ou 6 groupies du haut, cette fois-ci c'est tout le gradin qui s'y met. Je comprends qu'il se passe bel et bien quelque chose. Je regarde les filles qui sont à ma gauche et qui crient " Gustav, c'est Gustav dans les coulisses !!!! ". A mon tour je jette un oeil aux coulisses...et en effet, il y a là un garçon qui plie soigneusement une serviette blanche, vêtu d'un pantacourt kaki et d'un tee-shirt noir, les cheveux courts et chatains clairs. Il semble relax, et jette que rarement des coups d'oeil vers nous qui crions, comme s'il était habitué. Choquée, j'envoie rapidement un texto à mes amies qui ne sont toujours pas là.

Malheureusement, le garçon en question est parti se réfugier ailleurs en coulisses. Quand à moi, je trouve vraiment étrange que soit disant Gustav fasse son apparition, là en coulisses, devant tout le monde sans pudeur avant le concert. Moi qui sur le coup y ai cru, je commence sérieusement à avoir des doutes. Le garçon revient plusieurs fois, mais cette fois, on se rend tous compte que ce n'est pas Gustav, mais bel et bien un technicien qui essaye désespérément de l'imiter. Bravo mon garçon, c'est plutôt réussi, tu nous as bien eu !

Cinq minutes plus tard, les filles finissent enfin par pointer leur nez. Je leur explique ce qui s'est passé, et leur montre le technicien qui vaque en coulisses. Elles sont quand même surprises par la ressemblance avec le batteur du groupe...

On vous attend nous ! ...
Il est 18h passé, et avec les filles, c'est retouche make-up ! Heureusement Laurie a tout prévu : Crayon noir, miroir de poche et brosse à cheveux. Il faut bien ça pour les accueillir quand même ! ( sourire ). Je décide de prendre mon appareil photos pour y insérer la carte qui me permettra d'en faire 200. Je fouille dans mon sac, et commence à m'affoler quand je comprends que je n'ai pas la carte !. J'ai vraiment pas de chance ! Ce soir je ne pourrai faire qu'une dizaine de photos grand maxi...vous l'aurez compris, je suis furaxe ...!

La musique s'arrête brusquement. Un drôle de bruit surgit des enceintes, et au même moment les écrans géants s'allument. La foule hurle, si bien qu'on ne peut même pas entendre ce qui se passe. En fait, ils parlent de la tournée de Tokio Hotel, en passant des extraits de vidéos d'eux. C'est marrant, car ce sont des vidéos que nous connaissons par coeur et nous ne cessons de répéter chaque mot qui y est prononcé. Ca procure un drôle d'effet. Ils expliquent également que le concert au Parc Des Princes sera reporté au 21 juin.
Nous faisons des 'hola', et c'est notre gradin qui lance chaque départ. On regarde attentivement celles-ci faire le tour de la salle. C'est une espèce de fourmilière en action. Dès qu'elles ont fini leur tour, nous nous auto-acclamons.

Avec les filles, on mange des carambars. Je prends ceux à la fraise parce-que ce sont mes préférés. Je lis la blague de la série " C'est quoi le pire " que je trouve complètement stupide, histoire de passer le temps.
Je ne l'avais toujours pas remarqué, mais derrière nous à 3 ou 4 rangs plus haut, il y a un sosi de Bill. Enfin...tout est relatif ! Les filles de devant n'arrêtent pas de se retourner et s'exclament haut et fort pour qu'il les remarque : " Hannn ! Il est trop dar ! ".

La salle est noire de monde. Je jette de temps en temps de rapides coups d'oeil à un vigile qui semble plutôt mignon. Il s'ennuie et s'alanguit sur la rampe du gradin. Tout comme moi, il fredonne la chanson " Should I stay or Should I go " qui passe souvent en boucle, jallissant de ces enceintes démesurées. Je détourne rapidement le regard quand je vois qu'il regarde en ma direction [...].

Le temps passe, relativement vite quand j'y pense. En tout cas beaucoup plus vite que quand nous étions dans la file tout à l'heure. C'est peut-être dû au confort, car après avoir été debout durant 7 heures, ces sièges me paraissent être du 5 étoiles. Il est 19 heures, et normalement le concert ne devrait pas tarder à commencer. Ca fait plusieurs fois que les écrans géants s'allument, et c'est à chaque fois le même bordel : des cris stridents, des gorges cassées, des bras levés. C'est trop bien ! J'ose imager ce que ça va donner quand ils vont arriver sur scène...!

Les filles qui sont devant nous demandent quelle heure il est. Il est 19h15 et toujours aucuns signes de vie de la part du groupe. Normal après tout, je vois mal un concert prévu à 19h00, commencer à cette même heure. Laissons les retardataires se poser, au fond de la salle, là-bas au loin. Cependant, on a remarqué que les écrans géants ne s'allumaient plus...

Un avion au décollage ?
Il est 19h30 quand soudain les lumières s'éteignent. Le chaos total se fait ressentir dans toute la salle. Le monde hurle, s'égosille à n'en plus pouvoir. A présent, je sais ce que cela fait quand plus de 18 000 coeurs battent la chamade. Je regarde Floriane en hurlant, mais un sentiment étrange me parcourt le corps : Je n'entends pas ma voix. Floriane me répond en hurlant, je n'arrive pas non plus à distinguer ses cris. Elle me donne juste l'impression de grimacer, sans pouvoir me faire parvenir ses mots. Alors on gesticule, on saute, et nous nous mettons debout sur nos fauteuils. Je regarde Laurie qui hurle elle aussi à coté de Floriane. Elle a son appareil photos et son portable en main. J'ai aussi le mien autour de mon cou, même si je sais que je ne vais pas pouvoir m'en servir beaucoup. On se tape les épaules et nous explosons de bonheur. J'approche ma bouche à quelques centimètres de l'oreille de Floriane, et laisse s'échapper un cri de joie. Elle me regarde, en fait autant, et nous explosons de rire. On manque plusieurs fois de tomber des fauteuils tellement ça tremble. Tout le monde tape des pieds contre le sol, et ca résonne dans la salle comme si un troupeau de buffles enragés débarquait. La salle est dans le noir. C'est stupéfiant comme c'est beau ! On dirait un ciel étoilé. Des milliers et des milliers de lumières sont allumées : celles des écrans de portables, des appareils photos, et bien d'autres gadgets lumineux encore... C'est hyper impressionnant !

Il s'est écoulé tout juste 2 minutes depuis l'extinction des lumières, quand soudain un bruit de coeur qui bat retentit des enceintes. La foule crit de plus belle suivit par des lumières bleues qui se dessinent sur les rideaux qui cachent la scène. Et hop, on en remet une couche, ça hurle de tous les côtés. Une dizaine de secondes plus tard, une voix robotisée retentit. Quand elle a fini de parler, le bruit du coeur qui bat retentit durant très exactement 25 secondes. Celles-ci écoulées, c'est le bruit d'une sirène qui surgit. La sirène se maintient pendant 20 secondes, puis le bruit du coeur qui bat s'accélère. 5 secondes après, la musique de la chanson ' Ich Brech Aus ' retentit en même temps que le rideau tombe, laissant apparaître à leur guitare Tom et Georg, Gustav à sa batterie et Bill à son micro. Tom est donc juste devant nous, sur son petit carré de scène. Georg est de l'autre côté, sur l'autre petit carré. Gustav est dans le renfoncement de la scène, et j'ai bien du mal à le voir de ma place à cause de l'écran géant. Bill est derrière Gustav. C'est pire ! Je ne le vois pas du tout, alors je le regarde sur l'écran géant juste devant nous. Il ne quittera pas cette place de toute la première chanson.

C'est parti pour 1h45 de show !
On profite et savoure chaque instant, nous qui sommes perchées sur nos fauteuils pour avoir une vue imprenable sur la scène. On domine vraiment d'ici, c'est mieux que ce que j'aurais pu imaginer. Plusieurs filles se plaignent de ne rien voir à cause de moi. Elles me demandent de me remettre par terre... HORS DE QUESTION ! Je reste là, je vois vraiment trop bien d'ici. Par respect, je me décale quand même sur ma droite avec un pied sur mon fauteuil et l'autre sur celui de Floriane. Bon, apparemment je ne les gène plus car je ne les entends plus ronchonner.

Cette première chanson terminée, ils enchainent la deuxième; Bill sort enfin de son trou, et vient sur le devant de la scène. Wooh! C'est la première fois de notre vie qu'on le voit d'aussi près !

Le concert continue. La suite se fait sur la passerelle qui est suspendue dans les airs, au dessus de la scène. Bill y monte en empreintant un escalier en métal. Je me décide enfin à prendre quelques photos ( pas trop non plus malheureusement, car la mémoire de l'appareil se sature rapidement ...). Il y chante d'abord debout, puis finit par s'y installer confortablement, assis au devant de celle-ci, les jambes se balançant dans le vide. Perché là-haut, il est presque à la même hauteur que les rangs du gradin où nous sommes. Georg a sa guitare bleue lumineuse bien en main. Tom et Georg jettent souvent leurs médiators dans la fosse quand une chanson se termine.

Deux chansons sont passées, et Bill redescend (enfin !). On remarque d'ailleurs qu'il a changé de vêtements. Il vient souvent chanter sur les carrés de scène...quelle chance on a ! Il se met à parler...allemand...et finit par un " Durchhhhh Den Monsun !!!! " qui suscite chez les fans des cris de joie. Nous nous mettons tous à chanter en même temps que lui, et certaines filles qui sont placées à quelques rangs devant nous sortent leurs parapluies et les ouvrent.

C'est au tour de Übers Ende Der Welt

Il nous sort 2 ou 3 trucs en français tel que " Bonsouar ! " , " Ca va Paris ?!! " , " Merciii Beeeaucoup " avec cet accent allemand toujours très charmant. Les chansons défilent et on passe vraiment du bon temps. Pfff ... c'est pas croyable !... On est si bien ici ! Mais plus j'y pense, plus ça passe super vite. Bill annonce la chanson 'Leb die sekunde'. Il nous fait chanter plus particulièrement sur cette chanson, car la participation du public est un vrai rituel. Je vois d'ailleurs notre cher Tom qui se donne beaucoup de ' plaisir ' en compagnie de sa guitare. Au cours de la chanson, il y a comme une sorte de 'break', car c'est là que Bill nous fait chanter. Il n'y a que Gustav qui bat le tempo avec sa batterie durant ce petit break. Georg et Tom en profitent de ne pas jouer pour s'échanger leur place. On se retrouve donc pour la première fois avec Georg en face de nous. Quand Bill commence à nous faire chanter, Georg fredonne lui aussi 'leb die sekunde' et bat le rythme avec son poing. J'en fais autant. Juste après, il prend le temps de regarder notre gradin, et là, je vois qu'il regarde vers nous. D'un coup, il lève le bras, pointe son doigt en notre direction, puis sourit. Quand la chanson reprend, il balance ses cheveux et se déchaine sur sa guitare.

Les chansons défilent. Je prends quelques photos à '1000 Meere'.

Gustav est seul à jouer à sa batterie. Il donne le tempo. On reconnait tous la chanson : Schrei ! Enfin ... ! On l'attendait avec impatience celle-là ! Bill va chercher sont haut-parleur et nous dit des trucs en allemand qui sonnent pour moi comme un véritable charabia. Il a à peine fini de parler qu'il est sans arrêt coupé par la foule qui le hurle. En attendant, Tom fait des gestes et anime la foule qui est devant lui. Il balance ses bras sur le rythme de la batterie. Alors je fais pareil, je fais de grands gestes avec mes bras, je danse un peu aussi, mais pas trop non plus car c'est pas très évident de danser à cheval sur 2 fauteuils. Dès que la batterie s'arrête pour laisser place au bruit de la sirène, Tom ajuste sa casquette, et tout en marchant il pointe du doigt une fille qui se trouve dans la fosse. La chanson débute. Là aussi le public est encore plus enthousiaste, et lorsque le refrain arrive enfin, on s'y met tous de bon coeur. Cette fois-ci, Bill n'a fait monter aucune fille sur scène. C'était pourtant ce qu'ils avaient toujours fait auparavant. Ils ont changé leurs habitudes on dirait [...].

'Geh'. J'aime beaucoup cette chanson. Je m'en souviendrai de celle-ci [...]. Comme souvent, Bill vient squater le carré de scène devant nous. Quand à son frère, Tom, il est en pleine concentration.
Ma première tentative de cadrage à moitié réussie. Ma deuxième à moitié ratée. Ma troisième ...plutôt simpa. Quatrième ... c'est dans la boîte =D ! Et puis ça aussi c'est dans la boîte tiens' =).

Le concert commence à toucher à sa fin. On le sent. Ils vont se poser sur le devant de la scène, et entament les chansons de la fin, assis. Avec notemment un duo uniquement entre les jumeaux d'abord.
Woooh ! C'est la 1ère fois qu'on voit Gugusse' sortir de son trou. Alors on l'applaudit, plus que le reste du groupe. Pensant qu'il les remarquerait beaucoup plus ainsi, des dizaines de filles se sont mobilisées dans la fosse. Elles s'organisent de façon à ce qu'elles soient toujours synchro' pour crier son prénom. Elles font une 1ère tentative, et évidemment cela marche très bien : Interpelé, Gustav se retourne puis les applaudit.
Ils nous disent 'dankeschön', font des petits coucous, puis se réfugient en coulisses une poignée de secondes, puis reviennent pour la dernière chanson : ' Ich Bin Da'. Je commence à prendre des photos.
Vers la fin de la chanson, des confettis tombent, des ballons volent. Les gars se regroupent au bout de la scène.
Ils remercient leur public, puis repartent en coulisses déposer leurs instruments, mais surtout pour aller chercher leurs bouteilles d'eau et leurs serviettes.
Gustav descend sur scène. Il arrose la fosse, et jette ses baguettes.
Georg arrose la fosse à son tour juste devant nous, jette sa bouteille et son médiator, puis salue le gradin. Il va ensuite balancer sa serviette au bout de la scène, après avoir percuté du pied une peluche qui était sur le sol. Il la lance tellement fort qu'il en perd un peu l'équilibre.
C'est ensuite au tour de Tom, qui vient ensuite nous saluer, et jeter sa serviette, et s'en va.

Bill, Georg et Tom sont définitivement partis. Il ne reste plus que Gustav, qui est retourné à sa batterie. Les caméras sont toutes posées sur lui. Je le regarde sur l'écran géant une fois de plus. Et hop, il donne un coup de batterie. Nous hurlons tous :
C'EST SON SOLO DE FIN Moments préférés ?! ~1:15 et ~2:07min [ La vidéo n'est pas de nous, mais d'une fille qui se trouvait en fosse; je trouve que la qualité de sa vidéo est très bien, donc j'en profite. Merci à elle ;) ]. Il n'avait pas encore eu le temps d'avoir le public pour lui tout seul, étant donné qu'il se trouvait coincé durant tout le concert dans le renfoncement de la scène, derrière sa batterie, à l'écart de tout le monde. Sur le rythme de la batterie, nous répétons '' Gustav! Gustav! Gustav! ..." et ainsi de suite. Il sourit ce qui est plutôt rare. Il prend son temps, nous joue des morceaux. Puis se lève et nous fait comprendre en posant son index sur sa bouche, qu'on doit faire le silence. Il nous fait faire des " Holééééé ", en prenant une posture féroce ( sourire ). Il nous applaudit. On en fait autant pour lui. Il nous salue une Xième fois avant de partir. Puis rentre en coulisses...





***Il est près de 22h30. Les lumières redeviennent normales. Les écrans sont éteints. Il n'y a plus de musique. La foule se lève. On prend nos sacs, nos manteaux. Je regarde rapidement sous nos fauteuils pour être sûre de n'avoir rien oublié. Nous sortons de la salle, en se dépêchant le plus possible car c'est vraiment le bazar. Ca se bouscule énormément vers la sortie. Les filles s'accrochent à moi pour ne pas se perdre. Je saute par dessus les fauteuils direction la sortie où un troupeau de personnes est entassé. Ca y est, on a franchi la porte, on est à présent dans le hall. Laurie nous a devancé pour aller chercher nos pancartes à l'accueil. On la retrouvera avec beaucoup de mal quelques minutes plus tard au guichet [...]. Nous devons patienter, il y a pas mal de personnes qui attendent elles aussi pour la même chose que nous. Certaines viennent pour leurs parapluies, d'autres pour leurs sacs. C'est enfin notre tour. On donne le coupon qu'une dame avait remis à Laurie avant le concert, afin d'identifier nos affaires. Elle se dirige dans une pièce. Cinq minutes plus tard elle n'est toujours pas de retour. Les minutes passent et elle finit enfin par revenir en nous demandant : " C'était quoi vos affaires ? ". On lui explique. Elle y retourne. Le chrono tourne toujours... Ouff ! La revoilà avec nos pancartes en annonçant : " Elles étaient à la poubelle ... ". Bon d'accord on les avait entourées avec des sacs poubelle mais enfin bon... ça fait jamais plaisir !.
Nous sortons du bâtiment. L'air est frais. En rencontrant quelques difficultés, nous retrouvons les parents de Laurie. Nous allons jusqu'à la voiture à pied. Quelques personnes vendent des babioles sur Tokio Hotel en criant " Posters Tokio Hotel, posters Tokio Hotel !!!! ". On leur répond d'un ton sec " On en veut pas ! ", "on s'en fout ! ".

Nous sommes enfin arrivés à la voiture. Nous nous installons et bouclons nos ceintures. Avant de démarrer, les parents de Laurie nous demandent : " ...Alors ?". ....Le concert défile dans ma tête. Les images se bousculent. Pas encore remises de nos émotions, les yeux remplis d'étoiles et la gorge nouée, nous sortons des phrases brèves mais qui en disent long : « C'était incroyable... ! » , « ...à 20 mètres environ... » , « J'ai pas rêvé ils...?! »; Comme si nous nous comprenions, avec un sourire aux lèvres, nos regards avec les filles se sont croisés. Nous rentrerons dans les détails plus tard au cours du voyage [...].

Il est 23h15 passé. Nous quittons le parking, puis très vite Paris, avec un pincement au coeur. On regarde les photos. Je m'assoupis sur l'épaule de Floriane, qui dort elle aussi contre Laurie. C'est déjà fini
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# Posté le mardi 25 mars 2008 15:37

Modifié le vendredi 20 juin 2008 15:39

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Quand on voit ce qu'on voit et qu'on entend
ce qu'on entend, on a bien raison de penser ce qu'on pense.




Et croyez-moi, j'ai des cas solides à l'appui. Heureusement que personne ne peut lire dans les pensées des autres, sinon ce serait une vraie boucherie lol =x

# Posté le dimanche 24 février 2008 15:34

Modifié le dimanche 24 février 2008 17:48

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C'est ça quand on connait rien à la vie .
Moi et mon Egypte antique
Mes copines que j'aime.
Nos délires bidons [les meilleurs]:
At the
name of the father, of the son, of the Saint Espry...Amine !
Les moqueries,
faire nos potins pourris : " Tu savais que Micheline a bla bla bla ..."
Et
la parano qui reprend ( L'esquive avec ma chère Laurie )
Le prénom d'mon 7ème chat:Big Shoes. Original hein ? ^^

Agenda= Note pour la fin : Encore des concerts en Mars...TH [ Encore ??? ],mais cette fois-ci, à Bercy; et BB brune ( ou BB noir pour Bébék mdr ), fin Mars . Des annif et surtout des économies à faire jusqu'en juin minimum pour Manu lol ( Même plus un rond pour le TIS ... Mais où va t-on ?! ) ...se refaire un kébab après les vacs =) . Mais surtout dans l'attente de quelques rayons de soleil ..., j'aime pas l'hivers, il caille, et tu choppes tous les vilains virus...Oui j'y ai eu le droit en janvier.

# Posté le lundi 18 février 2008 13:42

Modifié le lundi 18 février 2008 15:53